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Mécanisme sacrificiel VS mégère tyrannique

Dernière mise à jour : 28 avr.




Je le mets sciemment au féminin car c'est ce qui ressort souvent en séance avec des mères d'enfants en bas âge, et j'ai moi-même eu une sacrée résonance avec ce thème (chez les hommes c'est le papa poule/patriarche).

      Décaler ses besoins primaires et ses envies pour répondre à ceux des autres (en général ceux des enfants, mais pas que...) amène à une dévitalisation qui ne se ressent pas forcément tout de suite (en fait ça dépend des gens et de leur sensibilité of course).


Ce qui va faire tenir la personne à long terme c'est un hyper investissement (généralement émotionnel et issu d'une faille narcissique non résolue) qui fait qu'elle s'adapte constamment sans jamais passer par ses limites personnelles qui sont censée canaliser le flux énergétique. Elle ne s'arrête plus pour écouter le feedback de son système émotionnel ni se demander si ses actions lui plaisent vraiment ou si elle répond à un idéal de vie complètement décalé par rapport à ses vrais désirs. Jusqu'à ce qu'elle explose en mode débordement émotionnelle, ou burn out (là c'est carrément le mental surchargé qui disjoncte).


       A cela, s'ajoute la peur inconsciente de passer du côté obscur de la force : la mégère tyrannique ! Ce qui est tout à fait normal en fait puisque lorsqu'on on va dans un extrême, le côté opposé nous attend, et souvent on bascule de l'un à l'autre sans même s'en rendre compte. D'ailleurs, à force de se sacrifier pour les autres, on est son propre tyran donc en fait ça existe simultanément...

         Bref, pour sortir de ça et accepter le leadership de ce que j'appelle la "femme libre" il faut déjà voir tous les bénéfices secondaires apportés par le mécanisme sacrificiel et arrêter de refouler sa mégère. C'est un sacré boulot qui ne peut pas être fait sans être accompagnée.

La femme libre c'est celle qui choisi d'être imparfaite, de se tromper, d'être faite de contradictions. Et je dis bien choisir, et non "avoir le droit de se tromper" qui là encore place le pouvoir à l'extérieur. Les droits sont reliés à la loi, à ce qui est institutionnel et collectif. Le choix est intérieur et personnel.

Nous avons bien évidement besoin des deux, mais pas placés aux mêmes endroits.

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