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Mécanisme sacrificiel VS mégère tyrannique




Je le mets sciemment au féminin car c'est ce qui ressort souvent chez les femmes, et j'ai moi-même eu une sacrée résonance avec ce thème.

      Décaler ses besoins primaires et ses envies pour répondre à ceux des autres (en général ceux des enfants, mais pas que...) amène à une dévitalisation qui ne se ressent pas forcément tout de suite (en fait ça dépend des gens of course). Ce qui va faire tenir la personne à long terme c'est un hyper investissement (intellectuel ou émotionnel) qui fait qu'elle s'adapte constamment sans jamais passer par son énergie à elle et se demander si ça lui plaît aussi, si ça la nourrit. Jusqu'à ce qu'elle explose en mode débordement émotionnelle, ou burn out (là c'est carrément le mental surchargé qui disjoncte).

       A cela, s'ajoute la peur inconsciente de passer du côté obscur de la force : la mégère tyrannique ! Ce qui est tout à fait normal en fait puisque quand on va dans un extrême, le côté opposé nous attend, et souvent on bascule de l'un à l'autre sans même s'en rendre compte. D'ailleurs, à force de se sacrifier pour les autres, on est son propre tyran donc en fait ça existe simultanément...

         Bref, pour sortir de ça et accepter le leadership de ce que j'appelle la "femme libre" il faut déjà voir tous les bénéfices secondaires apportés par le mécanisme sacrificiel et arrêter de refouler sa mégère. La femme libre c'est celle qui choisi d'être imparfaite, de se tromper, d'être faite de contradictions. Et je dis bien choisir, et non "avoir le droit de se tromper" qui là encore place le pouvoir à l'extérieur. Les droits sont reliés à la loi, à ce qui est institutionnel et collectif. Le choix est intérieur et personnel. Nous avons besoin des deux, mais pas placés au mêmes endroits.

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